"Dès le début du 18ème siècle, sous l'emprise de princes et de prélats riches et ambitieux, des chefs-d'oeuvre en surent exalter les fastes, en exacerber la magnificence, jusqu'à faire triompher ce vertige de l'ornement que l'on désigne sous le nom de rococo."

"Plus secrètement, les abbés, les évêques, les archevêques, de lignée princière le plus souvent, ont offert à Dieu et à leurs fidèles des palais où la Foi s'exprime en termes d'extase et de volupté."


Pendant le semestre d'automne-hiver 1985-1986, Jacques-Edouard Berger a donné un cycle de conférences intitulé "Les Fastes du Baroque et du Rococo". Nous avons choisi de transcrire la conférence du 11 février 1986 intitulé "Rocaille et Rococo II: une ronde de putti pour célébrer la grandeur de Dieu" pour rendre hommage à l'historien d'art qu'était Jacques-Edouard Berger. Lui qui a su non seulement nous enthousiasmer pour l'Art mais aussi, comme ici, pour ce que trop de gens qualifient aujourd'hui encore d'art bâtard: le rococo. Ce que le maniérisme est à la renaissance, le rococo l'est peut-être au baroque. Une explosion de virtuosité pour le plus grand bonheur des princes et des évêques qui se sont offert le luxe de construire ou transformer leurs palais et leurs églises. Nous allons découvrir des artistes dont les noms ne nous disent peut-être rien. Le Caravage et le Bernin, tout le monde les connaît. Mais qui a jamais entendu parler d'un Bergmüller ou d'un Sturm, pour ne citer qu'un peintre et un sculpteur rococo? Découvrons ces merveilles.
"jusque dans ces vallées ombrées de la douce Bavière, où des essaims de putti de stuc chantent leur bonheur de célébrer l'ordre divin ".

Truus et Philippe Salomon-de Jong, février 1997.

Contrairement à l'âme rococo, l'âme baroque est une âme austère qui appelle au silence et à la méditation. Par là même, l'esthétique baroque est une esthétique sévère qui met en évidence les lignes et les points essentiels de son message. Pour mieux distinguer le baroque du rococo, nous avons choisi quelques peintures datant du 17ème siècle qui mettent en scène ce silence.
Du Caravage à Georges de La Tour nous pouvons voir, bien souvent, ce thème fondamental du silence avec par exemple La méditation de Madeleine sur un crâne de Georges de la Tour. Ou La Madeleine en méditation due à l'école napolitaine du début du 17e siècle. Cette école du silence va essaimer littéralement, après Caravage, à travers toute l'Europe.
Une autre peinture du silence, une autre peinture du dialogue essentiel (le dialogue de la vie et de la mort): la Salomé de Claude Meylan. Ici on peut voir les répercussions du message du Caravage, ce message de l'essentiel, dans ce tableau admirablement servi par le clair-obscur dans les gris clairs et les gris foncés qui entourent la figure de Salomé, prenant conscience de l'horreur du sacrifice de Saint Jean Baptiste. Ce sens de l'essentiel apparaît même chez les peintres que l'on qualifie d'habitude de mondains, dans cette période baroque. Même les grands mondains du baroque ont fait des efforts pour restreindre leurs moyens et arriver à cette peinture de l'intimisme, à cette peinture du langage confidentiel. C'est le cas par exemple pour le "saint Joseph tenant l'Enfant" de Guido Reni. Tableau aujourd'hui peu connu mais qui a été l'un des grands tableaux glorieux du 17e siècle. Pourquoi? Parce qu'à l'époque, Reni était infiniment plus célèbre que tous les Caravage et tous les Georges de La Tour que nous avons redécouverts depuis. C'était lui la véritable gloire de l'histoire de l'art baroque. En plus, Guido Reni s'était offert ici le luxe d'un sujet extrêmement rare. Et c'est l'étrangeté même du sujet qui avait fait la gloire de l'oeuvre. En effet, au lieu de voir la Vierge à l'enfant (ce que tout le monde peignait...), il s'agit ici de saint Joseph tenant l'enfant. Guido Reni est un peintre qui s'est rendu célèbre par l'éclat de ses couleurs, le caractère élégant surtout de ses compositions, et pourtant il essaie au maximum de restreindre ses moyens pour arriver au dialogue essentiel, une fois de plus, entre Saint Joseph et l'enfant.
De nouveau nous sommes en plein dans cette grande esthétique baroque. C'est d'autant plus vrai quand on aborde les sujets graves de l'épopée christique. Le thème de la Pietà est par excellence l'un des plus grands thèmes de l'époque baroque parce que de nouveau c'est une alliance de la vie et de la mort. Un regard du jour et de la nuit, et par là même de ce clair-obscur philosophique qui a marqué tout le siècle. Le thème de la Pietà, en période baroque, était traité en forme d'essentialité dramatique dont un très bel exemple est dû à van der Werff, peintre d'origine flamande, mais qui a fait toute sa carrière en Italie. Van der Werff a peint une grande Pietà tout en noir et en bleu. C'est-à-dire, tout ce qui n'est pas le manteau de la Vierge, et par là même le symbole de la vie, est traité dans un camaïeu qui va du blanc au noir, du corps du Christ aux ténèbres du fond. Autre exemple, la Pietà du Vénitien Piazzetta. La lumière qui marque le grand arc tendant le cadavre du premier plan repousse les ténèbres dont semble jaillir la figure féminine et centrale du tableau. Là encore, dans ce jeu de lumière et d'ombre, nous avons un de ces dialogues essentiels, et par la même, fondamentalement baroques.
Par ces quelques exemples, de l'école du Caravage à Piazzetta, nous avons vu le caractère fondamental, essentiel, silencieux, sévère et méditatif dans lequel tout le 17e siècle a été comme trempé. Il est donc normal que l'architecture baroque soit elle aussi austère, sévère, essentielle et fondamentale. Voyons comme exemple le choeur de l'église le Gésu à Rome, construit par Rainaldi, élève du Bernin, et dans lequel nous retrouvons cet admirable dialogue des horizontales et des verticales (la grande horizontale de l'entablement et les verticales des piliers sur lesquels viennent jouer ces arcs parfaits que sont l'arc de l'abside, l'arc de la coupole et même l'arc de la lanterne). Donc, de nouveau, sur deux formes essentielles, l'arc et la colonne, Rainaldi rend ici compte de cette économie de moyens, fondamentale de l'esprit baroque.
Au contraire du baroque, le rococo danse, le rococo joue, comme on joue au théâtre, le rococo chante, comme chantaient les castrats napolitains, le rococo s'exalte, le rococo s'excite même de façon à mieux montrer sa ferveur à l'égard de Dieu. Sous les pinceaux de Jean-Baptiste Tiepolo Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
Personnage
le Caravage
Rôles
Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
Georges de La Tour
Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
Guido Reni
Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
Giovanni Battista Piazzetta
Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
Rainaldi
Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
Giambattista Tiepolo
Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
Juvara
Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
Carl-Philip von Greiffenclau
Prince-évêque de Würzburg
Johann Lukas von Hildebrandt
Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
Kilian Ignaz Dientzenhofer
Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
Rupert Neß von Ottobeuren
24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
Schmutzer
Bergmüller
Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
Schmindel
Franz Xaver Schmädl
1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
Ignaz Günther
Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
Dominikus Zimmermann
Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
Anton Sturm
30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
Johann Effner
4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
Johann Michaël Fischer
Johann Michael Fischer est un architecte
Josef Weinmüller
Johann Michael Feichtmayr
1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
Carl-Eugène von Greiffenclau
Prince-évêque
on peut voir cette ferveur à l'égard de Dieu. Par exemple "la Montée au Calvaire", l'un des rares grands sujets de l'épopée christique traité par le maître vénitien. Nous sommes ici à rebours de tout ce qui a précédé. C'en est fini du clair-obscur essentiel, c'en est fini de l'immobilisme, c'en est fini du silence, c'en est fini de cette forme de confidence primordiale entre le spectateur et le silence de l'oeuvre. Nous sommes devant quelque chose qui vit à soi seul, qui s'exalte à soi seul, qui danse et chante à soi seul. Regardez toutes les lignes montant jusqu'au sommet du Golgotha. Regardez même les couleurs! Ces rouges, ces bleus, ces blancs, ces ors, ces jaunes, ces chairs et leurs variations: elles aussi montent jusqu'au Golgotha! Voyez la façon dont Tiepolo littéralement s'amuse avec l'espace. Tout cela est fondamentalement scénique. Ce tableau, à l'opposé d'un Caravage, d'un Meylan, d'un Guido Reni, d'un van der Werff ou d'un Piazzetta, nous introduit dans ce rococo pictural.
Cela prépare aussi une architecture. Les peintures baroques nous avaient amenés au choeur du Gésu à Rome. Maintenant c'est ce tableau de Tiepolo qui nous amène dans l'architecture rococo et, en l'occurrence, dans l'architecture rococo bavaroise. De nouveau, on est loin de la célébration austère du mystère divin. Ici tout éclate, tout explose mais avec une maîtrise admirable.
Le 18e siècle
Personnages
Quelques compositeurs du 18e s.
1715: Mort de Louis XIV
Dieterich Buxtehude est né vers 1637 à Helsingborg ou Buxtehude ou Oldesloe - mort le 9 mai 1707 à Lübeck.
1715: 1er septembre Louis XV
Johann Krieger est un compositeur et organiste allemand, né à Nuremberg le 28 décembre 1651 et mort à Zittau le 18 juillet 1735.
1719: Daniel Foe - Robinson Crusoé
Georges Muffat dit Georg Muffat, né à Megève le 1er juin 1653 et mort à Passau le 23 février 1704, est un compositeur allemand d'origine savoyarde et d'ascendance écossaise par son père.
1721: Montesquieu - Lettres Persanes
Johann Pachelbel est un compositeur et organiste allemand de la période baroque, né le 1er septembre 1653 à Nuremberg (alors une ville libre d'Empire) et mort dans la même ville le 3 mars 1706.
1722: J.S. Bach - Le Clavier bien tempéré
Johann Joseph Fux est un compositeur autrichien, né en 1660 à Hirtenfeld (en Styrie) et mort à Vienne le 13 février 1741.
1730: Marivaux - Le Jeu de l'Amour et du Hasard
Franz Xaver Anton Murschhauser est un compositeur de musique baroque, baptisé à Saverne le 1er juillet 1663 et décédé le 6 janvier 1738 à Munich. Il fait ses études de musique à Munich chez Johann Kaspar Kerll et devient en 1691 organiste de la cathédrale de Munich, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort.
1731: Abbé Prévost - Manon Lescaut
Johann Caspar Ferdinand Fischer (Schönfeld, 6 septembre 1656-Rastatt, 27 août 1746) est un compositeur allemand.
1734: Voltaire - Lettres philosophiques
Johann Mattheson est un compositeur, théoricien, mécène et érudit allemand, né le 28 septembre 1681 à Hambourg où il est mort le 17 avril 1764.
1740: Guillaume Coustou - Les Chevaux de Marly
Jean-Sébastien Bach, né à Eisenach le 21 mars 1685, mort à Leipzig le 28 juillet 1750, est un musicien, notamment organiste, et compositeur allemand.
1745: Christoph Willibald Gluck - Hippolyte
Gottlieb Theophil Muffat (né le 25 avril 1690 à Passau, mort le 9 décembre 1770 à Vienne) est un organiste et compositeur autrichien.
1746: Denis Diderot - Pensées Philosophiques
Johann Ludwig Krebs est un compositeur et organiste allemand, baptisé à Buttelstedt le 12 octobre 1713 et décédé à Altenburg le 1er janvier 1780.
1749: Henry Fielding - Histoire de Tom Jones, enfant trouvé
Johann Ludwig Krebs est un compositeur et organiste allemand, baptisé à Buttelstedt le 12 octobre 1713 et décédé à Altenburg le 1er janvier 1780.
1751: Encyclopédie I
Carl Philipp Emanuel Bach, né à Weimar, alors dans le duché de Saxe-Weimar, le 8 mars 1714 et mort à Hambourg le 14 décembre 1788, est un musicien, compositeur et musicologue allemand, membre de l'École de Berlin.
1754: Étienne Bonnot de Condillac - Traité des sensations
Josef Ferdinand Norbert Seger (on trouve également les formes Seeger, Seegr, Segert, Zeckert, etc.) est un organiste, vulgarisateur et compositeur tchèque baptisé le 21 mars 1716 à Repín près de Mělník et décédé à Prague le 22 avril 1782.
1758: Jean-Jacques Rousseau - Lettre à d'Alembert
Georg Robert von Pasterwitz (7 June 1730 – 26 January 1803) was an Austrian composer and teacher. He was born in Bierhütten, near Passau. First educated at Niederaltaich, he entered the Benedictine monastery in Kremsmünster in 1749. He then enrolled at the University of Salzburg, studying theology, law and mathematics.
1762: Jean-Jacques Rousseau - Le Contrat Social
Johann Christian Kittel (Erfurt, 18 février 1732 – Erfurt, 17 avril 1809) est un organiste, compositeur et professeur allemand. Il est l'un des derniers élèves de Jean-Sébastien Bach et l'exact contemporain de Joseph Haydn.
1763: Ange-Jacques Gabriel - Le Petit Trianon
František Xaver Brixi (ou Franz Brixi dans la version germanisée) est un compositeur bohémien, né le 2 janvier 1732 à Prague et mort le 14 octobre 1771 dans la même ville.
1765: Jacques-Germain Soufflot - Le Panthéon
Franz Joseph Haydnn — il n'utilisait jamais son premier prénom —, né à Rohrau sur la Leitha en Basse-Autriche, le 31 mars 1732 et mort à Vienne le 31 mai 1809, est un compositeur autrichien. Il incarne le classicisme viennois au même titre que Mozart et Beethoven, les trois compositeurs étant regroupés par la postérité sous le vocable de « trinité classique viennoise »
1767: James Watt - La machine à vapeur
Joseph Lederer (* 15. Januar 1733 in Ziemetshausen; † 22. September 1796 in Ulm) war ein süddeutscher Klostermusiker und Komponist.
1771: Gaspard Monge - La géométrie analytique
Johann Georg Albrechtsberger (né le 3 février 1736 à Klosterneuburg, mort le 7 mars 1809 à Vienne) est un musicien et un compositeur autrichien.
1773: Goethe - Goetz von Berlichinjen
Jean-Baptiste Vanhal (en tchèque : Jan Křtitel Vaňhal) est un compositeur tchèque, né le 12 mai 1739 à Nechanice en Bohême et mort le 20 août 1813 à Vienne.
1774: Mort de Louis XV
Jan Křtitel Kuchař, or also German: Johann Baptist Kucharz (March 5, 1751 in Choteč – February 18, 1829 in Prague) was a Czech organist, mandolinist, harpsichordist, music composer, operatic conductor, and teacher.
1775: Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais - Le Barbier de Séville
Justin Heinrich Knecht est un compositeur allemand, organiste et théoricien de la musique. Il est né le 30 septembre 1752 à Biberach an der Riss, dans le Baden-Wurtemberg, et mort le 1er décembre 1817 dans la même ville.
1778: Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon - Les Epoques de la Nature
Wolfgang Amadeus Mozart, né à Salzbourg (principauté du Saint-Empire romain germanique) le 27 janvier 1756 et mort à Vienne le 5 décembre 1791.
1781: Rousseau - Les Confessions
 
1782: Pierre Ambroise Choderlos de Laclos - Les Liaisons Dangereuses
 
1783: Ascension de Montgolfier et Pilâtre de Roziers
 
1785: Mozart Les Noces de Figaro
 
1785: Jacques-Louis David - Le Serment des Horaces
 
1787: Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre - Paul et Virginie
 
1788: Fondation du Times
 
1789: Antoine Lavoisier - Traité de Chimie
 
1789: Prise de la Bastille
 
est le siècle de la rocaille. C'est aussi le siècle de l'ouverture des frontières, le siècle de la perméabilité des frontières. C'est le premier siècle qui a pris conscience de ce que nous appelons aujourd'hui quotidiennement l'Europe. Le 18ème siècle, culturellement comme politiquement, est un siècle qui gommera les frontières qui, jusqu'à la fin du 17ème, avaient clivé l'histoire de notre occident. Au 18ème on tentera (les artistes, les musiciens, les hommes de lettres, les gens de goût, tout au moins) d'effacer ces frontières pour arriver à une forme de vision européenne du goût. Or, comme le goût du 18ème est rococo, le rococo sera le premier style européen.
Au début, le rococo s'installe surtout à Venise. Mais à peine apparu à Venise, il apparaît dans l'Italie du Nord. A peine apparu dans l'Italie du Nord, il apparaît en France et de là il gagne littéralement l'Europe entière. En 1717, l'un des pères de la rocaille, l'un des pères du rococo, l'architecte Juvarra Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
Personnage
le Caravage
Rôles
Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
Georges de La Tour
Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
Guido Reni
Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
Giovanni Battista Piazzetta
Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
Rainaldi
Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
Giambattista Tiepolo
Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
Juvara
Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
Carl-Philip von Greiffenclau
Prince-évêque de Würzburg
Johann Lukas von Hildebrandt
Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
Kilian Ignaz Dientzenhofer
Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
Rupert Neß von Ottobeuren
24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
Schmutzer
Bergmüller
Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
Schmindel
Franz Xaver Schmädl
1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
Ignaz Günther
Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
Dominikus Zimmermann
Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
Anton Sturm
30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
Johann Effner
4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
Johann Michaël Fischer
Johann Michael Fischer est un architecte
Josef Weinmüller
Johann Michael Feichtmayr
1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
Carl-Eugène von Greiffenclau
Prince-évêque
, entreprend la construction de cette extraordinaire basilique de la Superga aux portes de Turin. Nous la considérons comme l'un des premiers manifestes du rococo. Seulement trois ans plus tard, en 1720 à Würzburg, l'architecte Neumann commence à travailler à la résidence du prince-évêque Carl-Philipp von Greiffenclau. Il n'y a donc pas trois ans entre le premier modèle turinois et l'application (appelons-la bavaroise) de Würzburg.
C'est une preuve déjà, et une preuve parlante, de cette ouverture des frontières qui marque tellement le 18e siècle. Quatre ans plus tard, en 1724, cette fois-ci à Vienne, le prince Eugène se fait construire une gigantesque et somptueuse résidence. Il en confie le chantier à l'un des plus grands architectes du temps: Hildebrandt Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
Personnage
le Caravage
Rôles
Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
Georges de La Tour
Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
Guido Reni
Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
Giovanni Battista Piazzetta
Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
Rainaldi
Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
Giambattista Tiepolo
Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
Juvara
Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
Carl-Philip von Greiffenclau
Prince-évêque de Würzburg
Johann Lukas von Hildebrandt
Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
Kilian Ignaz Dientzenhofer
Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
Rupert Neß von Ottobeuren
24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
Schmutzer
Bergmüller
Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
Schmindel
Franz Xaver Schmädl
1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
Ignaz Günther
Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
Dominikus Zimmermann
Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
Anton Sturm
30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
Johann Effner
4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
Johann Michaël Fischer
Johann Michael Fischer est un architecte
Josef Weinmüller
Johann Michael Feichtmayr
1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
Carl-Eugène von Greiffenclau
Prince-évêque
, qui construit une sorte de double château (le supérieur et l'inférieur) : le Belvédère.
En 1724 donc, l'exemple turinois était devenu l'exemple würzbourgeois qui devenait à son tour l'exemple viennois par Hildebrandt interposé. Hildebrandt fait chanter les charmes de la rocaille pour la première fois en 1724 dans cette Autriche qui, elle aussi, ouvre ses frontières au langage nouveau. En 1728 la Markgräfin Wilhelmine de Bayreuth s'offre le plus beau théâtre d'Europe. Elle fait appel aux Bibiena, architectes et décorateurs de l'Italie du Nord. Et du coup, et à l'imitation de ce théâtre rococo, Dresde aura le sien, Ulm aura le sien, Munich aussi aura le sien. Autrement dit, par une espèce de feu d'artifice les normes du rococo s'implantent dans toute l'Europe, s'imitent et se multiplient d'un bout à l'autre du monde. Et cela jusqu'à Prague où, en 1732, le grand architecte Dientzenhofer entreprend le Saint Nicolas de Mala Strana.
Dans la première moitié du 18ème siècle le rococo passe de cette terre privilégiée qu'est Venise, Turin, au fin fond de l'Europe. De Madrid à Prague; de Naples à Tsarskoïe Selo, où la grande Catherine, elle aussi, se fera construire des résidences dont le goût est absolument rococo. L'Europe entière est gagnée par cette forme de migration culturelle qui aura pour égide et emblème le rococo.
Lorsqu'on est roi, empereur ou prince on peut faire appel aux grands artistes. Par exemple à Tiepolo
pour Würzburg. Mais lorsqu'on n'est pas roi et même pas prince, mais qu'on veut être à la mode, on fait appel à ce qui reste. C'est-à-dire aux élèves. Ou aux élèves des élèves. Ou aux élèves des élèves des élèves...les routiers de l'art. C'est-à-dire à ceux qui n'ont pas tout à fait d'atelier fixe mais louent leurs services à travers les routes de l'Europe. Le rococo va donc se répandre avec cohérence d'un bout à l'autre du monde essentiellement grâce à ces routiers de l'art qui travailleront moins pour les grands de ce monde que pour les bourgeois enrichis qu'ils vont habituer petit à petit à ces formes extravagantes du rococo.
La Bavière, de par sa situation géographique, sera l'une des routes ou plutôt le noeud de routes le plus fréquemment arpentées par ces routiers de l'art. Et au beau milieu de la Bavière le village de Oberammergau
sera, personne ne sait pourquoi, le lieu où tous ces routiers feront escale.
Aujourd'hui Oberammergau propose, quant à ses façades, l'une des plus extraordinaire scénographie rococo que l'on puisse imaginer...tout en trompe-l'oeil! Exemple: Point un: un village. Point deux: dans ce village, un fumoir avec une soupe aux choux qui retient l'attention de "l'efflanqué" qui passe... "L'efflanqué" qui passe est un artiste. Il cause un peu l'allemand et vous dit: "Si tu me donnes de la soupe aux choux, je te fais une fenêtre. Pour une semaine de choucroute, je te fais la façade. Si tu m'entretiens un mois, je te fait la bicoque!" C'est aussi simple que ça! Et en fait, l'artiste pouvait tirer à la corde (les escaliers d'honneur, les balustrades, les fausses statues...). Les premiers de ces routiers ont été les Italiens du nord, surtout les Piémontais. La deuxième génération a été essentiellement des Tyroliens. La troisième génération tout simplement des bohémiens. Ce sont donc ces piémonto-tyrolo-bohémiens qui ont fait le rococo de cette Europe du nord.
Quand les artistes pouvaient transformer à ce point le village, pourquoi pas l'église? Après les bourgeois, pourquoi ne pas servir Dieu le Père? Donc, après tous les travaux entrepris à Oberammergau, l'église a été à son tour transformée: au dessus du maître-autel un artiste, certainement italien, a peint dans un vertigineux contre-haut une sorte de pastiche du baldaquin de Saint Pierre. Oberammergau se trouve donc être à la mesure même de la plus grande basilique du monde chrétien: il a son petit Saint Pierre! Et comme naturellement il faut jouer avec les matières, la fresque ne suffisant pas, on va prolonger la fresque avec du bois sculpté, avec du plâtre sculpté. On va peindre le bois et on va peindre le plâtre et ainsi on ne saura plus, au bout de quelque temps, si on a affaire à du vrai marbre ou à du faux marbre. A du vrai faux marbre ou à du faux vrai marbre. Le jeu de l'illusion, lentement, gagnera le goût, non seulement des cours, mais aussi de ces petites cités et de ces petits villages de la Bavière du 18ème siècle. D'un bout à l'autre de la Bavière, de la Bavière des princes à la Bavière des paysans, le rococo va essaimer à travers les moindres vallées.
Comment ces petits villages de rien, ces petites villes de rien, ont-ils pu s'offrir ce luxe? Deux raisons fondamentales: Après des siècles d'insécurité spirituelle, l'Allemagne, et cela depuis le traité de Westphalie, retrouve une certaine forme d'assise dans sa foi. Il y a des provinces, des principautés voire des royaumes et des empires, qui seront farouchement protestants. Il y en aura d'autres qui seront farouchement catholiques mais vivant relativement en paix les uns avec les autres, traité de Westphalie aidant. De toutes les provinces la Bavière est la plus farouche. La Bavière est catholique. La Bavière est aujourd'hui encore une défenderesse de la foi catholique parmi les plus ferventes que l'on puisse imaginer.
Donc, la première raison est une raison spirituelle. Farouchement catholique, la Bavière adopte un style qui célèbre le catholicisme. Fière de défendre le catholicisme, la Bavière adopte un style qui est presque un drapeau et par la même adopte le rococo comme le drapeau de sa foi. De ce fait le rococo est par excellence patriotique en Bavière. La deuxième raison est tout simplement pratique. Au 18ème siècle la Bavière est riche. De bonnes et prudentes alliances au niveau de l'aristocratie, de bonnes et prudentes gestions au niveau des grands domaines, que sont notamment les couvents et les abbayes, mais aussi une bonne nature face à l'argent au niveau des villages et des propriétés foncières font que la Bavière a pu traverser la période du traité de Westphalie sans trop entrer dans cette forme de faillite qui va marquer la fin de certaines des grandes cours de l'Allemagne.
Donc la Bavière va plutôt bien. Le jeu des alliances, le jeu des mariages, une certaine forme de spéculation foncière également, vont faire des Bavarois des gens riches. Les princes de la Bavière sont riches. Les abbés de la Bavière sont riches. Les bourgeois de la Bavière sont riches. Le prince Carl-Philipp von Greiffenclau, par exemple, était en même temps évêque. Il a pu s'offrir Würzburg, la résidence dans laquelle il a pu faire venir le maître Tiepolo de l'autre bout du monde, c'est à dire de Venise, pour créer le décor! L'abbé Rupert Neß d'Ottobeuren était riche, lui aussi. Il va entreprendre la reconstruction de l'église de son abbaye. L'église d'Ottobeuren est considérée aujourd'hui , sur le plan européen, comme l'un des plus fabuleux exemples de rocaille que l'on puisse voir en Occident.
Un bon exemple en ce qui concerne les riches bourgeois de Bavière est die Wies. L'église die Wies a été construite par eux. Et même par une curieuse et assez rare alliance de paysans et de bourgeois... C'est Steingaden et les fermes de die Wies qui ont construit l'église parce qu'à une époque où l'on était très près des grands monastères, les bourgeois savaient très bien quand vendre leurs terrains. Les paysans très bien quand les racheter! Et de l'un à l'autre on obtenait une société qui petit à petit devenait assez riche pour s'offrir une église. Et pour cela tous les moyens étaient bons. L'église devait être la plus belle, la plus riche.
Tous les moyens sont bons pour attirer le plus de monde dans son église. Un petit exemple: les cisterciens de Salem ont construit à leurs frais l'église superbe rococo de Birnau pour détourner les fidèles et les pèlerins de la ville d'Uberlingen uniquement parce qu'ils avaient trop de fruits, trop de viande et trop de bière à vendre. Et voici l'église de Birnau.
Prenons comme autre exemple les religieux de Landsheim qui ont écrit à l'évêque de Bamberg (la lettre existe vraiment!) : "Nous, religieux de Landsheim, sommes prêts à construire tout près de notre fief, mais en dehors, en terre vierge, une église si belle que tout le monde y viendra! Nous y célébrerons ainsi notre père et par là même Dieu. Et puis on y fera venir tant de monde. Nous sommes donc prêts à construire cette église si vous, évêque de Bamberg, nous accordez les dix premières années du produit total des quêtes et bénéfices".
L'une des plus belles églises rococo, le Vierzehnheiligen, est donc due à ce marchandage entre les moines de Landsheim et l'évêque de Bamberg. Dernier exemple: les moines d'Andechs avaient un houblon qui faisait la meilleure bière d'Allemagne. Manque de chance, personne ne l'achetait. Que faire quand on a une production de 20.000 hectolitres de bière par an? On s'offre une église de pèlerinage pour faire affluer les gens!
Toutes ces belles églises n'ont donc pas seulement été faites dans une foi spiritualisée. C'est aussi cet aspect fondamentalement terrien et un sens de la réalisation qui nous ont valu l'un des plus beaux ensembles d'architecture, de sculpture et de menuiserie que l'on puisse voir au monde. En Bavière il y a tous les cinq kilomètres une merveille à voir!
"Quiconque s'est arrêté aux portes d'une église rocaille de la très catholique Bavière a eu le droit de s'attendre à la plus étrange révélation". Six petites églises, chacune pour une chose. Chacune pour un point précis. Chacune pour une merveille!

  1. Ilgen - Wallfahrtskirche Mariä Heimsuchung

    Un tout petit ensemble campagnard qui à été élevé en 1721 par l'architecte Schmutzer. Il est certainement l'un des maîtres de ce rococo campagnard le plus étonnant pour l'accord des couleurs. Schmutzer a utilisé un blanc pas tout à fait blanc, un jaune presque citron et puis une sorte de caramel. Des couleurs qui ne vont guère ensemble, dirait-on. Mais justement il a réussi à en tirer une forme d'esthétique qui est à la limite de la perversité du goût. Ces trois couleurs jouent d'une façon infiniment subtile pour se résoudre d'ailleurs au plafond en un blanc absolu. Et c'est justement à ce blanc absolu qu'est accordé le rôle d'architecture et d'espace, par ces guirlandes, ces mascarons, ces cartouches et ces cordes de putti qu'on voit s'accrocher aux parois jusqu'à ce sommet où il n'y a plus que ce blanc. Dans cette toute petite église d'Ilgen, lorsqu'on entre, c'est l'éclatement d'un appel vers le haut, d'une résolution vers le blanc, mais fait par un accord de couleurs surprenant.
  2. Steingaden - Pfarrkirche Johannes der Taüfer

    Dans cette église on découvre l'un des décors les plus dynamiques, les plus mouvants et les plus inattendus que l'on puisse imaginer. Des couleurs qu'on n'oserait même pas dans le boudoir d'une marquise... Des roses plus roses qu'il est permis d'être rose, des bleus plus bleus qu'il est permis d'être bleu, mais traités avec un dynamisme tel qu'on a vraiment l'oeil qui papillote en entrant dans l'église! On découvre que l'artiste, un certain Bergmüller Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
    Personnage
    le Caravage
    Rôles
    Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
    Georges de La Tour
    Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
    Guido Reni
    Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
    Giovanni Battista Piazzetta
    Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
    Rainaldi
    Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
    Giambattista Tiepolo
    Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
    Juvara
    Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
    Carl-Philip von Greiffenclau
    Prince-évêque de Würzburg
    Johann Lukas von Hildebrandt
    Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
    Kilian Ignaz Dientzenhofer
    Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
    Rupert Neß von Ottobeuren
    24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
    Schmutzer
    Bergmüller
    Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
    Schmindel
    Franz Xaver Schmädl
    1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
    Ignaz Günther
    Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
    Dominikus Zimmermann
    Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
    Anton Sturm
    30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
    Johann Effner
    4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
    Johann Michaël Fischer
    Johann Michael Fischer est un architecte
    Josef Weinmüller
    Johann Michael Feichtmayr
    1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
    Carl-Eugène von Greiffenclau
    Prince-évêque
    , connaissait bien la peinture. Pas étonnant quand on sait qu'il était l'un des aides locaux de Tiepolo à Würzburg. Au dessus du buffet d'orgue (une invraisemblable bonbonnière blanche et or de stuc) une grande plage nous montre la création de l'église de Steingaden au 8ème siècle. On voit sur ce tableau le duc, l'architecte et un plan de Steingaden à l'époque du chantier. Etonnant de voir l'utilisation du clair-obscur. La partie du chantier dans l'obscurité et dans un ton clair, si clair qu'il en devient presque "miraculair", la partie de l'événement, c'est-à-dire l'acceptation du chantier par le duc. Entre le buffet d'orgue et la peinture un appontement de bois n'est naturellement pas du tout de l'architecture. C'est un trompe-l'oeil! L'artiste a eu la sagesse et en même temps l'audace de se distancer du buffet d'orgue en tirant un trait et ce trait c'est le pont! Cette grosse architecture de bois, avec de lourdes ténèbres dessous, c'est un peu l'exorcisme du buffet d'orgue permettant de reprendre le motif un peu en dessus avec cette consécration de l'église.
  3. Ettal - Klosterkirche

    Ici on entre pour admirer les plus beaux confessionnaux du monde; ceux qui donnent envie d'avoir péché... Le menuisier Joseph Schmutzer, un artiste tout à fait local, a sculpté dans un bois très rare et très précieux des groupes de confessionnaux absolument étourdissants, placés sur des buffets marquetés d'une qualité d'incrustation et d'une audace d'invention incroyable.
  4. Füssen - Kloster St. Mangus

    En voyant le travail de stuc de l'artiste Schmindel Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
    Personnage
    le Caravage
    Rôles
    Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
    Georges de La Tour
    Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
    Guido Reni
    Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
    Giovanni Battista Piazzetta
    Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
    Rainaldi
    Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
    Giambattista Tiepolo
    Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
    Juvara
    Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
    Carl-Philip von Greiffenclau
    Prince-évêque de Würzburg
    Johann Lukas von Hildebrandt
    Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
    Kilian Ignaz Dientzenhofer
    Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
    Rupert Neß von Ottobeuren
    24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
    Schmutzer
    Bergmüller
    Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
    Schmindel
    Franz Xaver Schmädl
    1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
    Ignaz Günther
    Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
    Dominikus Zimmermann
    Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
    Anton Sturm
    30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
    Johann Effner
    4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
    Johann Michaël Fischer
    Johann Michael Fischer est un architecte
    Josef Weinmüller
    Johann Michael Feichtmayr
    1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
    Carl-Eugène von Greiffenclau
    Prince-évêque
    , nous pourrions nous croire dans la plus impériales des résidences... mais non, nous sommes dans une petite église à Füssen! Dans une petite salle le stucateur a représenté un faux étage à balustres de façon à dilater l'espace. Ce faux étage est occupé par des figures de stuc saisissantes de liberté et d'improvisation représentant les quatre parties du monde (l'Occident, l'Asie, l'Afrique et l'Amérique). Ces quatre parties du monde figurent sur les quatre écoinçons dans lesquels on a peint des angelots en contre-haut soutenant le plafond. Un plafond qui est comme le prolongement de l'architecture représentant une girouette dont le corps correspond à une flèche dorée qui indique une partie du monde. Voilà un exemple de la science que le 18ème siècle a particulièrement privilégié.
  5. Rottenbuch - Pfarrkirche Mariä Geburt

    Un élément fabuleux dans cette église est sans doute la chaire de stuc due à Franz Xaver Schmädl. Certainement l'une des plus belles chaires de la Bavière. L'entrée de la chaire est gardé par un grand ange. La balustrade est un des plus beaux exemples de trompe-l'oeil de marbre et de bronze. Assis à la chaire, les figures des quatre évangélistes dans un auréolé d'anges. Le tout se dissout dans l'admirable dais de la chaire. Là semble vraiment passer le souffle de l'esprit divin. Les pompons, les guirlandes sont mis en mouvement par l'esprit saint qui agite ses ailes au-dessus du prêtre disant sa messe.
  6. Weyarn - Stiftskirche St. Peter

    Dans cette église nous découvrons deux sculptures qui sont certainement parmi les plus fantastiques exemples de rocaille que l'on puisse voir. Le sculpteur de bois Ignaz Günther Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
    Personnage
    le Caravage
    Rôles
    Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
    Georges de La Tour
    Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
    Guido Reni
    Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
    Giovanni Battista Piazzetta
    Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
    Rainaldi
    Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
    Giambattista Tiepolo
    Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
    Juvara
    Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
    Carl-Philip von Greiffenclau
    Prince-évêque de Würzburg
    Johann Lukas von Hildebrandt
    Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
    Kilian Ignaz Dientzenhofer
    Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
    Rupert Neß von Ottobeuren
    24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
    Schmutzer
    Bergmüller
    Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
    Schmindel
    Franz Xaver Schmädl
    1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
    Ignaz Günther
    Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
    Dominikus Zimmermann
    Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
    Anton Sturm
    30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
    Johann Effner
    4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
    Johann Michaël Fischer
    Johann Michael Fischer est un architecte
    Josef Weinmüller
    Johann Michael Feichtmayr
    1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
    Carl-Eugène von Greiffenclau
    Prince-évêque
    , l'un des plus grands génies au niveau du rococo européen (il est certainement ce qu'est un Serpotta pour la Sicile), s'est vu commander des chars de procession pour le Vendredi Saint. Deux de ces chars demeurent : l'Annonciation et la Pietà. L'Annonciation frappe par l'audace du déséquilibre, par l'audace de la mise en situation, par l'audace des drapés mais aussi par l'émotion des visages. En plus une beauté et une qualité de polychromie: du plus haut chef-d'oeuvre! L'étonnante Pietà nous montre un Christ énorme et une Vierge si fragile que marque sur son visage l'une des émotions rococo des plus étourdissantes.
"Quiconque s'est attardé en Bavière y a constaté l'étrange, le farouche piétisme qui s'y exalte encore". Deux églises que nous aimerions étudier plus profondément. Die Wies comme exemple de l'une des plus petites et confidentielles des églises de la Bavière. Ottobeuren comme exemple de l'une des plus grandes et des plus majestueuses des églises en Bavière.

Die Wies - Wallfahrtskirche zum Gegeisselten Heiland Gegeiselte Heiland


veut dire le Christ flagellé.
Pourquoi cette église en plein pâturage? Comment se fait-il que l'on y trouve une telle merveille? Parce qu'il y a eu un miracle! En 1730, en Steingaden, on préparait la procession du vendredi-saint. Tous ceux qui avaient un peu de talent mettaient de l'ordre dans ces fameux chars de procession qu'on allait promener à travers toute la ville. Deux personnages travaillaient avec un peu plus de fièvre que les autres: le révérend père Magnus Straub et le frère convers Lukas Schweiger. Les deux travaillaient à une belle image d'un Christ flagellé. Pour faire plus vrai on avait stuqué le bois et mis du cuir. Un peu de peinture rouge et, ici et là, quelques plaies bleues et vertes. Tellement vraie, l'image a quasiment fait scandale par son réalisme terrifiant lors de la procession du vendredi-saint 1730.
On a aussitôt demandé au frère convers de rentrer son Christ flagellé. Il pouvait le mettre où il voulait mais en tout cas ne pas le ressortir! Il l'a alors rangé au grenier de son meilleur ami Jérémias Reele, l'aubergiste du monastère. La marraine de l'aubergiste qui habitait un peu plus loin à la campagne (à die Wies, composé de tout juste trois fermes...) vint un jour lui rendre visite. Comme elle s'ennuyait un peu dans cette auberge elle est montée dans les étages jusqu'au grenier. Là, elle a découvert le Christ flagellé et elle est tombé à genoux. Le soir avant de repartir Maria Lory (elle s'appelait ainsi) a demandé à l'aubergiste de lui donner le Christ. Et elle est repartie avec son Christ sur un petit char en bois jusqu'à die Wies.
Jusqu'ici l'histoire est simplement anecdotique, mais elle devient plus importante puisqu'un jour, 8 ans plus tard, en 1738, un miracle s'est produit. Le 14 juin, Maria Lory, qui priait comme chaque jour devant son Christ, s'est rendu compte que le Christ pleurait. Les voisins alertés ont constaté qu'en effet le Christ pleurait. On alerta alors les voisins des voisins et les voisins des voisins des voisins et bientôt une foule entière de Steingaden même est venue voir le Christ de Maria Lory qui pleurait! Et tous les jours se sont organisées des processions. Naturellement le Christ fut déplacé dans l'église de die Wies. Malheureusement l'église n'était pas en mesure de recevoir plus qu'une quinzaine de personnes. Il a fallu que le chapitre de Steingaden prenne la décision de construire une nouvelle église. En 1743 l'abbé de Steingaden, Hyazinth Gassner, a choisi les metteurs en scène de cette image du Christ flagellé. Avec un goût tout bavarois il a choisi le meilleur architecte et le meilleur sculpteur: Dominikus Zimmermann et Anton Sturm. Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
Personnage
le Caravage
Rôles
Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
Georges de La Tour
Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
Guido Reni
Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
Giovanni Battista Piazzetta
Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
Rainaldi
Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
Giambattista Tiepolo
Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
Juvara
Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
Carl-Philip von Greiffenclau
Prince-évêque de Würzburg
Johann Lukas von Hildebrandt
Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
Kilian Ignaz Dientzenhofer
Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
Rupert Neß von Ottobeuren
24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
Schmutzer
Bergmüller
Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
Schmindel
Franz Xaver Schmädl
1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
Ignaz Günther
Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
Dominikus Zimmermann
Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
Anton Sturm
30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
Johann Effner
4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
Johann Michaël Fischer
Johann Michael Fischer est un architecte
Josef Weinmüller
Johann Michael Feichtmayr
1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
Carl-Eugène von Greiffenclau
Prince-évêque
Dominikus Zimmermann avait déjà fait ses preuves à travers toute la Bavière et arrivait à la fin de sa carrière. Ce fut pour lui une sorte de testament spirituel dans lequel il a donné le meilleur de lui même.
La première pierre de die Wies a été posée le 31 août 1746. La consécration solennelle a été faite le 2 septembre 1749, seulement trois ans plus tard! Grâce à Maria Lory et grâce à Zimmermann et Sturm nous trouvons au milieu de ce paysage bavarois l'admirable église die Wies, toute blanche et jaune-citron, à l'endroit même où jusqu'en 1746 il n'y avait qu'une toute petite église pour tout juste quinze personnes. L'église a l'étrange forme d'un rognon, pourrait-on dire. A l'intérieur, une partie ovale où sont reçus les fidèles avec à gauche une chaire et à droite une tribune de chantre.
Le maître-autel est en profondeur. Il a été dessiné par Zimmermann et en grande partie conçu par Sturm. On y retrouve le Christ flagellé à qui l'on doit l'église. Dans l'église, formée d'un grand ovale largement ouvert, Zimmermann fait de partout jaillir la lumière et exorcise sans cesse l'ombre. C'est l'anti-baroque par excellence. Le baroque qui crée l'ombre pour mieux mettre à l'évidence le message de Dieu qui lui-même est la lumière. Le rococo exorcise l'ombre de façon à mieux faire jaillir, comme en stéréophonie, le message de Dieu. De l'endroit d'où vient la lumière, part une série d'arcs soustendus (arcs et arcs en trompe-l'oeil, un jeu de volutes d'arcs amples et en creux) créant un délire formel des plus surprenants. Toutes les recettes que Zimmermann avait inventées au cours de sa carrière sont ici appliquées comme une sorte de testament ultime. Tous les volumes qui se prennent et se reprennent ici sans cesse, sont évidents aussi dans le décor. Dans les peintures, les sculptures et les bas-reliefs nous retrouvons ce jeu de pleins et de vides qui sont vraiment en perpetuum mobile.
La chaire représente la proue de l'esprit saint, l'une des grandes formules du rococo, ici entièrement traitée en bois et en stuc, par des artisans de Wessobrun, sur un dessin de Zimmermann. Le grand ange<7a> sur la partie centrale retient la tempête de ces conques et écumes de bois doré et argenté dans lesquelles semble se perdre les putti.
La tribune des chantres a aussi un décor ornemental ainsi que la
tribune d'orgue témoignant de l'importance que l'on accordait à la musique. Dominikus Zimmermann, dans le souci de créer une cohérence plastique en son église, est allé jusqu'à dessiner les bancs des fidèles. On y retrouve les même conques et les même rythmes que dans toute l'église. Aux quatre points cardinaux de l'église dominent quatre figures. Ce sont les pères de l'église qu'a sculpté Anton Sturm pour Dominikus Zimmermann. Chacune mesure 2,90 mètre de hauteur. Dans cette église, qui est déjà une église de la perpetuum mobile, ces quatre figures, au lieu de retenir l'église, lui donnent l'allure d'un vaisseau dont les voiles se gonflent. Die Wies c'est le vaisseau de la foi et les voiles de ce vaisseau ce sont les robes des quatre pères. L'un des plus beaux est Saint Jérôme représenté avec le livre mais aussi avec le crâne de sa méditation. C'est le dernier qu'a sculpté Sturm et certainement le plus abouti. Die Wies, perdue dans sa petite vallée, est comme le souffle exacerbé de la foi poussant le vaisseau de l'église!

Ottobeuren


Ottobeuren c'est tout le contraire de die Wies. Autant die Wies est tout en mouvement et tout en dynamisme, autant Ottobeuren est solidement ancrée. L'histoire est rapide à retracer. C'est une église de couvent appartenant à l'abbaye bénédictine d'Ottobeuren fondée au 8ème siècle déjà mais qui était assez riche au 18ème siècle pour que, histoire de fêter ces mille ans d'existence, elle s'offre une nouvelle carrosserie. La première pierre a été posée le 5 mai 1711 et la consécration solennelle a eu lieu le 28 septembre 1766. Pour mettre un bâtiment préexistant au goût du jour, et en même temps pour refaire les bâtiments conventuels, cela a été une énorme entreprise qui a coûté très cher. Cinquante-cinq ans ont été nécessaires pour mettre à bien ce qui est certainement l'un des plus grands ensembles rococo du monde. Les architectes étaient Johann Effner et Johann Michaël Fischer. Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
Personnage
le Caravage
Rôles
Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
Georges de La Tour
Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
Guido Reni
Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
Giovanni Battista Piazzetta
Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
Rainaldi
Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
Giambattista Tiepolo
Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
Juvara
Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
Carl-Philip von Greiffenclau
Prince-évêque de Würzburg
Johann Lukas von Hildebrandt
Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
Kilian Ignaz Dientzenhofer
Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
Rupert Neß von Ottobeuren
24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
Schmutzer
Bergmüller
Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
Schmindel
Franz Xaver Schmädl
1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
Ignaz Günther
Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
Dominikus Zimmermann
Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
Anton Sturm
30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
Johann Effner
4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
Johann Michaël Fischer
Johann Michael Fischer est un architecte
Josef Weinmüller
Johann Michael Feichtmayr
1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
Carl-Eugène von Greiffenclau
Prince-évêque
Comme on disait, Ottobeuren est l'anti-die Wies. Ottobeuren c'est l'église assise qui a mille ans de racines et qui parle pour mille ans de légitimité. Cette splendide église a une longue nef centrale, un grand maître-autel, une croisée de transept et un bras de transept: le plan est parfaitement traditionnel. La croisée du transept est occupée par quatre grands piliers dans lesquels on a logé les momies des quatre saints patrons d'Ottobeuren. L'ensemble de sa fresqueture est grand, l'architecture et la peinture y sont utilisées grandiosement, mais l'on n'y retrouve pas le ton et la beauté de die Wies où il y a comme un souffle évanescent. A Ottobeuren on ne le retrouve qu'à l'instant où on s'arrête de regarder l'ensemble pour ne saisir que le détail. Et cela plus précisément dans les stucs! Juste quelques mots pour vous en convaincre.
Les stucateurs d'Ottobeuren ont été parmi les plus grands qui soient. Ils étaient élèves d'Anton Sturm et s'appelaient Weinmüller et Feichtmayr. Dans les rôles principaux et dans l'ordre d'apparition.
Personnage
le Caravage
Rôles
Michelangelo Merisi, dit le Caravage. Né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole. Peintre italien qui bouleversa la tradition picturale par des contrastes violents qui accentuent le caractère réaliste de la scène figurée. Son influence fut déterminante sur l'évolution de la peinture européenne.
Georges de La Tour
Baptisé le 14 mars 1593 à Vic-sur-Seille et mort le 30 janvier 1652 à Lunéville. Peintre français. Son style témoigne d'une incontestable originalité: organisation savante des jeux de lumière, réalisme austère, simplification des volumes.
Guido Reni
Né à Bologne le 4 novembre 1575, et mort le 18 août 1642 à Bologne. Peintre italien. Disciple de Carrache.
Giovanni Battista Piazzetta
Peintre italien (Venise, 13 février 1683 – Venise, 29 avril 1754)
Rainaldi
Carlo Rainaldi (Rome, 4 mai 1611 – Rome, 8 février 1691), architecte italien.
Giambattista Tiepolo
Peintre et graveur italien né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770
Juvara
Filippo Juvarra ou Juvara (Messine, 1678 - Madrid, 1736) architecte, scénographe italien
Carl-Philip von Greiffenclau
Prince-évêque de Würzburg
Johann Lukas von Hildebrandt
Né le 14 novembre 1668 à Gênes, mort le 16 novembre 1745 à Vienne, architecte autrichien.
Kilian Ignaz Dientzenhofer
Né le 1er septembre 1689 Prague – 12 décembre 1751 idem, un architecte allemand de Bohême.
Rupert Neß von Ottobeuren
24. November 1670 in Wangen im Allgäu; † 20. Oktober 1740 in Ottobeuren; auch Rupert II war der 52. Abt und Reichsprälat des Klosters Ottobeuren.
Schmutzer
Bergmüller
Né le 15 avril 1688 à Türkheim et mort le 30 mars 1762 à Augsbourg, est un peintre Bavarois qui fut avant tout fresquiste
Schmindel
Franz Xaver Schmädl
1. November 1705 in Oberstdorf; † 16. Juli 1777 in Weilheim, sculpteur et stucateur bavarois.
Ignaz Günther
Né le 22 novembre 1725 à Altmannstein et mort le 27 juin 1775 à Munich, architecte et sculpteur bavarois
Dominikus Zimmermann
Né à Wessobrunn en 1685 et mort en 1766, architecte bavarois.
Anton Sturm
30 May 1690, Faggen - 25 October 1757, Füssen, sculpteur et stucateur bavarois.
Johann Effner
4. Februar 1687 Dachau - 23. Februar 1745 München, Architecte bavarois.
Johann Michaël Fischer
Johann Michael Fischer est un architecte
Josef Weinmüller
Johann Michael Feichtmayr
1709-1772, sculpteur et décorateur bavarois.
Carl-Eugène von Greiffenclau
Prince-évêque
L'ensemble de la chaire est soutenu par un ange que Weinmüller a recouvert de cet enduit dans lequel entrait une part importante de lait de façon à lui donner ce côté presque laqué et marmoréen et qui du coup devient surnaturel parce qu'on dirait du marbre qui vole. La stucature arrive ici certainement à son paroxysme de trompe-l'oeil, surtout servi par l'inventivité de Weinmüller. Au-dessus des fonts baptismaux un groupe sculpté nous montre le baptême du Christ. En bas un très curieux dialogue entre un ange et un putto, le tout dans un jeu étonnant de cartouches et d'envol de nuages. Les chapelles latérales de l'église sont marquées par les figures d'anges et les grandes figures d'archanges qui sont essentiellement dues à Weinmüller et à Feichtmayr. Il faut avoir du stuc une connaissance parfaite pour oser une telle prouesse. Ces anges aux ailes étrangement déchiquetées, avec leurs mains si maniéristes, cela est impossible dans toute autre matière que le stuc. Ici nous sommes à un apogée qui ne sera jamais imité. Dans la sculpture il était très à la mode de voir une ambiguïté totale. Il paraît que les anges d'Ottobeuren étaient censés provoquer de rares émotions...
Nous aimerions conclure en vous présentant l'un des grands abbés d'Ottobeuren: Carl-Eugène von Greiffenclau, un petit cousin du fameux prélat de Würzburg. Il était essentiellement prince et au fond assez peu abbé... Il était si peu abbé qu'il n'était jamais venu à Ottobeuren. Comme les moines d'Ottobeuren s'en plaignaient tout de même, il leur aurait concédé sa présence par le biais d'une sculpture montée sur une roulette! C'est l'une des plus saisissantes plaisanteries qu'un von Greiffenclau se soit jamais permise. Mais aussi l'une des plus saisissantes oeuvre d'art du rococo jamais créées! C'est une sorte de "trompe-la-personne"! La statue montre le prince dans tous ses attributs mondains: cuirasse, canne, épée, grande perruque, chapeau à plumes. Son regard angélique est tellement inattendu... Il était peut-être le plus rococo des prélats de Bavière!